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Immobilier : un logement sur deux est une passoire thermique à Paris

Immobilier : un logement sur deux est une passoire thermique à Paris

Dès 2025, sans rénovation, 45 % des résidences principales d'Île-de-France pourraient être interdites à la location. C'est le résultat d'une étude menée par l'Insee en association avec l'Institut Paris Région.

À Paris, le parc locatif privé trop énergivore

Un peu plus de la moitié des logements locatifs d'Île-de-France sont menacés par la prochaine interdiction de louer des logements énergivores, selon une récente étude de l'Insee et de l'Institut Paris Région. En effet, 55 % de ces biens privés présentent un mauvais diagnostic de performance énergétique situé sous le seuil de l'indécence énergétique. Un chiffre alarmant alors que la loi Climat et Résilience va, dès janvier 2023, interdire à la location les logements considérés comme les plus énergivores. Puis suivront, en 2025, l'ensemble des logements avec une étiquette énergétique G, puis les F en 2028 et les E en 2034.

Un chiffre amené à s'envoler avec le nouveau DPE

Concernant les résidences principales d'Île-de-France, cette part passe à 45 %, révèle l'étude et à 48 % pour les logements occupés par leur propriétaire. Les logements sociaux s'en sortent bien mieux avec seulement 29 % classés dans l'une de ces trois classes énergétiques E, F ou G. Toutefois, il convient d'être vigilants avec ces chiffres, car cette étude a été réalisée avec le DPE ancienne version. Celui-ci se basait sur les factures des utilisateurs. Depuis 2021, le DPE a été réformé dans le but d'être plus performant. Désormais, les nouvelles étiquettes énergétiques tiennent compte non seulement des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi des caractéristiques objectives du bâti. Ainsi, comme l'indique Martin Omhovère, directeur du département Habitat à l'Institut Paris Région, si les ordres de grandeur sont corrects, ils doivent être ajustés et relevés.

Des travaux de rénovation plus performants

Il y a donc urgence à rénover le parc de logements d'Île-de-France pour éviter de se retrouver avec un marché tendu. Avec l'accélération de la politique énergétique, les travaux de rénovation se doivent d'être plus efficaces. Comme l'ont remarqué les responsables de l'étude, pour le moment, les travaux énergétiques ne sont pas ciblés sur les logements qui en ont le plus besoin. En cause ? Les difficultés à engager des travaux pour les bailleurs en copropriétés privés, mais aussi le fait que les personnes qui occupent ces passoires thermiques sont souvent des ménages modestes, qui n'ont pas les moyens de financer une rénovation coûteuse ou d'absorber l'augmentation de loyer qu'elle entraînerait. Sur ce point, le gouvernement a déployé un plan d'aide à la rénovation. Les ménages peuvent dès aujourd'hui bénéficier d'une prime pour financer leurs travaux d'économie d'énergie. Cette prime qui peut s'élever à 3 000 € vient en complément des dispositifs déjà en place comme les subventions de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH), les crédits d'impôt développement durable (CEE) ou l'Éco-PTZ. Un coup de pouce supplémentaire qui peut permettre, avec les autres aides de l'État, de couvrir près de 80 % du coût des travaux. Pour financer le reste à charge, les particuliers peuvent se tourner vers un prêt travaux.

16/11/2022

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